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TITRE |
Roger la
Honte |
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REALISATEUR |
André
Cayatte |
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ANNEE |
1945 |
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DUREE |
100’ |
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PRODUCTEUR |
Ayres d’Aguiar |
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GENERIQUE |
Sc. et
dial. : André Cayatte et Charles Spaak, d’après le roman de
Jules Mary, avec Lucien Coëdel (Roger Laroque), Paul Bernard
(Luversan), Maria Casarès (Julia de Noirville), Jean
Debucourt (Me Noirville), Louis Salou (Commissaire Lacroix),
Renée Devillers (Mme Laroque), Josée Conrad (Suzanne
Laroque), Paulette Dubost (Victoire), Rellys (Tristot),
Gabriello (Pivolot), Jean Tissier (Baron de Cé), Paul
Demange (l’huissier). |
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EXPLOITATION |
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LOCALISATION DES
ARCHIVES |
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COPIE VHS / DVD |
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RESUME GENERAL |
Dans les années 1880,
l’industriel Roger Laroque se voit menacé dans sa fortune
par un créancier impatient. Celui-ci est assassiné et les
preuves s’accumulent contre Laroque : sa femme et sa fille
ont cru le voir entrer chez la victime le soir du crime ; il
est retrouvé le lendemain avec une grosse somme
correspondant au montant de la créance… Arrêté et jugé, il
refuse de dévoiler son alibi pour ne pas révéler sa liaison
avec Mme Noirville - avec qui il rompait précisément ce
soir-là, et qui est la femme de son ami Noirville accouru
pour être son avocat. On n’arrive pas davantage à faire
parler sa petite fille, qui n’ose dire ce qu’elle sait ; et
l’on apprend au beau milieu de l’audience la mort de Mme
Laroque, consumée par le chagrin. Au moment où Noirville va
plaider, le véritable assassin (qui a joué de la
ressemblance avec Laroque, et de la complicité de Mme
Noirville) lui fait passer un mot disant les raisons du
silence de l’accusé… Noirville s’apprête à utiliser cet
élément en faveur de Larroque, mais il est terrassé par une
attaque, et Roger-la-Honte est condamné à vingt ans de
travaux forcés. Bientôt il s’évade tout en ruminant sa
revanche… |
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IMAGES DE LA
JUSTICE |
En
adaptant le célèbre roman populaire de Jules Mary, André
Cayatte et Charles Spaak ont joué délibérément la carte du
dépaysement historique, et du grand mélodrame fin-de-siècle.
Cette dimension spectaculaire est surtout sensible dans la
séquence du procès, qui intervient à la fin de ce premier
volet et qui ramasse toutes les données éparses au long du
feuilleton. Le réalisateur la souligne d’emblée par un ample
mouvement de caméra qui parcourt toute la salle d’audience,
et qu’on retrouvera bientôt pour accentuer la solitude de
l’enfant - écrasée par un vaste travelling en plongée. En
même temps, par un jeu de gros plans sur les silences
éloquents de Lucien Coëdel ou les regards troubles de Paul
Bernard, la caméra suggère un sous-texte romanesque, un
suspense implicite qui échapperait à la théâtralité de la
cour d’assises. Cette théâtralité n’en est pas moins
surexposée, avec une espèce d’obscénité dont Cayatte usera
de manière plus concertée dans sa tétralogie judiciaire des
années cinquante : potins de coulisses (avec l’huissier qui
fait des paris “infaillibles“ sur les chances de
l’acquittement), défilement de témoins qui sont autant
d’archétypes sociaux caractérisés (le président de cercle,
mondain et cynique ; le ménage à trois de domestiques, qui
fait rire toute l’audience pour donner le change sur le
décès de Mme Laroque), coups de théâtre qui bouleversent le
cours du procès (c’est l’annonce, aussi dramatique
qu’invraisemblable, de ce décès ; c’est la mort subite de
Noirville en pleine plaidorie)… Tout se passe comme si
Cayatte, en virtuose fétichiste, éprouvait la solidité d’un
mélo judiciaire qui va servir bientôt d’infrastructure à ses
films à thèse. |
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Fiche réalisée par Noël
Herpe |
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