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TITRE |
Le Président
Haudecoeur |
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REALISATEUR |
Jean
Dréville |
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ANNEE |
1939 |
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DUREE |
110’ |
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PRODUCTEUR |
Marcel
Pagnol |
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GENERIQUE |
Sc. et
dial. : Roger-Ferdinand, d’après sa pièce, avec Harry Baur
(procureur Germain Haudecœur), Betty Stockfeld (Betty
Brown), Jeanne Provost (Angéline Haudecœur), Georges
Chamarat (Alexis), Cecil Grane (Pierre Haudecœur),
Marguerite Deval (Mme Bergas-Larue), Jean Temerson (juge
Capet), Numès fils (Edgar Brouillon), Maupi (le
domestique), Robert Pizani (abbé Margot). |
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EXPLOITATION |
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LOCALISATION DES
ARCHIVES |
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COPIE VHS / DVD |
VHS (Editions
Montparnasse) |
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RESUME GENERAL |
A
Aix-en-Provence, le procureur général Haudecœur mène une vie
rangée et stricte, entre sa sœur Angéline, dont il a naguère
empêché le mariage, et leur parent Alexis qui est un doux
rêveur. Le refus par son fils Pierre d’embrasser un riche
parti, et son escapade avec une inconnue, incitent Haudecœur
à se montrer inflexible : Pierre ne restera pas au foyer
paternel. Mais il reçoit la visite de Mrs Brown, qui loue
une dépendance de son parc et dont le charme exotique le
séduit… En peu de temps, il devient un autre homme, plein de
bonne humeur et d’indulgence pour les fautes d’autrui. Mrs
Brown lui révèle enfin qu’elle va retrouver l’homme qu’elle
aime. Il reste seul avec Pierre qu’il a fait entre-temps
revenir, et dont il s’apprête à bénir les amours. |
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IMAGES DE LA
JUSTICE |
La figure du magistrat
rigoureux et impassible se présente comme un “type“
ancestral, venu de la comédie larmoyante à la Eugène Scribe
ou à la Emile Augier. Elle s’inscrit d’ailleurs dans une
galerie de portraits tout aussi archétypaux (la vieille
fille frustrée, pliant sous la loi d’airain imposée par son
frère ; le jeune juge, intimidé par l’autorité de son aîné ;
le greffier qui ne rêve que d’obtenir les palmes, etc…). En
vérité, cette humanité provinciale s’observe essentiellement
dans la sphère privée : des châtiments réclamés par le
procureur, on nous dit seulement (par la bouche de sa sœur)
qu’ils purent être terribles ; du tribunal, on ne voit que
la réfraction sur ses mœurs et la conduite de sa maison. Ses
contacts avec ses subordonnés se bornent le plus souvent à
canaliser leurs débordements domestiques (lorsque le
greffier attend un septième enfant, ou lorsque le juge vient
lui avouer son infortune conjugale). Et c’est encore un
événement d’ordre privé qui va bouleverser son puritanisme -
au point de l’amener, dans l’unique scène de prétoire, à
infléchir son réquisitoire vers la mansuétude dès qu’il
aperçoit sa bien-aimée ; au point de lui inspirer auprès du
juge “déshonoré“ un discours de compromis qui tranche sur sa
fermeté de naguère… C’est dire que le cadre judiciaire n’est
là que pour confronter, d’une manière assez naïve, deux
conceptions de la vie et surtout de l’amour. Par là, Jean
Dréville et Roger-Ferdinand rejoignent une thématique
d’époque, celle de la rencontre faussée entre les
générations, celle aussi du Coupable de Raymond
Bernard ou d’Abus de confiance d’Henri Decoin : dans
les trois cas, la justice est le théâtre où la loi du père
est régénérée par les fautes des enfants. |
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Fiche réalisée par Noël
Herpe |
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