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TITRE |
Nuits de Feu |
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REALISATEUR |
Marcel
L’Herbier |
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ANNEE |
1937 |
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DUREE |
94’ |
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PRODUCTEUR |
SEDIF (Lucacevitch/Schiffrin) |
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GENERIQUE |
Sc. et
dial. : Marcel L’Herbier, T. H. Robert et Jean Sarment
d’après la pièce de Léon Tolstoï, avec Gaby Morlay (Lisa
Andreieva), Victor Francen (Fedor Andreiev), Georges Rigaud
(Serge Rostoff), Gabriel Signoret (Bodinine), André Nox (le
président de la cour d’assises), Charles Dorat (le
condamné), Sinoël (le père du condamné), Jeanne Lory (Mme
Bodinine). |
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EXPLOITATION |
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LOCALISATION DES
ARCHIVES |
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COPIE VHS / DVD |
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RESUME GENERAL |
Dans la
Russie de 1900, le procureur inflexible Fedor Andreiev
s’aperçoit que son ami, le jeune avocat Serge Rostoff, a
conquis le cœur de son épouse Lisa. Evitant de faire un
éclat, il préfère disparaître en laissant à sa femme un mot
d’adieu… On repêche bientôt un corps méconnaissable que
Lisa, terrifiée, laisse identifier comme celui de Fédor.
Après quelque temps, elle s’apprête à épouser Rostov lorsque
des indices nouveaux conduisent le successeur d’Andreiev, le
machiavélique Bodinine, à rouvrir le dossier : et si c’était
un crime perpétré par les deux amants ? Apprenant que sa
femme est accusée de meurtre et traînée en justice, Fédor
quitte son exil militaire et ses nuits blanches : il
intervient en plein tribunal, “cadavre vivant“ qui réduira à
lui seul le procès à néant. Après quoi les époux pourront
enfin se retrouver. |
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IMAGES DE LA
JUSTICE |
Malgré les sacrifices à la
“couleur locale“ et à un exotisme un peu conventionnel,
Marcel L’Herbier et Jean Sarment proposent une restitution
assez fidèle de la machine judiciaire tsariste telle que la
dénonça Tolstoï… D’un côté, Andreiev incarne une figure
presque christique, celle d’un homme d’ordre et de devoir
qui va pourtant se révéler attendri par la souffrance (celle
d’un époux jaloux condamné à mort à l’issue de son
réquisitoire, celle qu’il éprouve à son tour en découvrant
son infortune conjugale), et qui revient stigmatiser le
pharisaïsme dans les lieux mêmes où il défendait naguère la
loi morale. Et en toile de fond, tout un petit monde de
juges représentant la Russie profonde - avec ses bavardages
de couloirs, ses rivalités, ses rancœurs qui s’épanouissent
en la détestable personne de Bodinine. Entré en scène sous
les traits d’un pâle substitut envieux du bonheur d’Andreiev,
il endosse après sa disparition la défroque d’un procureur
revanchard, qui va monter de toutes pièces un dossier
criminel en faisant mentir les rapports d’experts, en
intimidant l’accusée, en manipulant le public… Face à lui,
l’avocat Rostoff n’apparaît plus que comme un blanc-bec dont
l’éloquence s’avère inutile, qui ne peut que répéter en vain
le paidoyer pro domo qu’il inaugurait au début du
drame. Cette vision d’une justice bien-pensante et
asphyxiante, persécutant le sentiment libre et le
non-conformisme, retrouve à l’écran une grande efficacité -
même si elle relève moins d’une analyse en profondeur des
rouages de la justice que d’une parabole humaniste, vouée à
mettre en avant l’individu au delà d’un système aveugle. |
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Fiche réalisée par Noël
Herpe |
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