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TITRE |
Mourir d'aimer |
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REALISATEUR |
André
Cayatte |
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ANNEE |
1971 |
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DUREE |
115’ |
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PRODUCTEUR |
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GENERIQUE |
Sc. et
dial. : André Cayatte, Albert Naud et Pierre Dumayet, avec
Annie Girardot (Danièle Guénot), Bruno Pradal (Gérard Leguen),
François Simon (M. Leguen), Monique Mélinand (Mme Leguen),
Claude Cerval (le juge d’instruction), Jean Bouise (le juge
des mineurs), André Reybaz (le directeur de l’école), Marthe
Villalonga (l’assistante sociale), Clément Thierry (le mari
de Danièle), Marcel Pérès (le grand-père de Gérard). |
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EXPLOITATION |
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LOCALISATION DES
ARCHIVES |
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COPIE VHS / DVD |
VHS à la BnF |
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RESUME GENERAL |
A Rouen,
au lendemain de mai 1968, le professeur de lettres Danièle
Guénot vit une idylle avec l’un de ses élèves, Gérard Leguen.
Bien que militants gauchistes, ses parents réagissent très
mal et exigent leur séparation - en vain. Le père porte
alors plainte contre Danièle, pour détournement de mineur.
Elle est mise en examen et en prison, mais dès qu’elle est
libre les amants se retrouvent : c’est au tour du jeune
homme d’être enfermé dans une clinique, puis envoyé en
résidence surveillée chez son grand-père. Danièle décide de
retourner en prison où elle attend d’être jugée ; elle sera
condamnée à une peine d’incarcération d’un an avec sursis
(et prochaine amnistie). Les parents font appel, elle se
voit encore séparée de Gérard jusqu’au second procès, elle
sombre dans la déprime et se suicide. |
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IMAGES DE LA
JUSTICE |
Malgré un carton liminaire
qui affirme le caractère “imaginaire“ de cette histoire,
André Cayatte et Pierre Dumayet se sont ouvertement inspirés
de l’affaire Gabrielle Russier qui venait de défrayer la
chronique. Leur sympathie va tout entière au couple d’amants
persécutés, face à un système de répression bien-pensante où
tous les rouages du corps social sont solidaires : parents,
éducateurs, assistante sociale, psychiatres… Dans cette
culpabilité collective (où se renforce le pessimisme de
Nous sommes tous des assassins), la machine judiciaire
est en première ligne : le juge qui instruit le dossier est
un personnage obtus, agressif et dont l’acharnement contre
Danièle reste inexpliqué (sinon par une courte séquence qui
nous le révèle dominé par une mère bigote !). L’avocate de
la partie civile n’est pas moins hystérique, saisissant la
moindre occasion de rejeter le jeune fugueur dans la
pathologie. Quant à l’avocat de Danièle, il se montre
uniquement soucieux de questions de procédure ; et de fait,
le procès est réduit à une dimension aussi fonctionnelle que
ses acteurs : on ne l’aperçoit que comme un cadre juridique
vide de sens, et où aucune vérité n’est défendue. C’est en
quoi le film s’avère bien davantage une construction
mélodramatique, l’autopsie d’une “défaite“ annoncée dès le
départ, qu’un outil d’exploration sociale ou de
revendication. C’est sans doute ce qui explique son succès
très consensuel, dans la France pompidolienne : Mourir
d’aimer résonnait comme l’adieu aux utopies de mai 1968,
comme le constat d’une rencontre à jamais manquée entre les
générations. |
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Fiche réalisée par Noël
Herpe |
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