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TITRE |
Les
jumeaux de Brighton |
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REALISATEUR |
Claude
Heymann |
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ANNEE |
1936 |
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DUREE |
90’ |
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PRODUCTEUR |
Edouard
Corniglion-Molinier |
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GENERIQUE |
Sc. et
dial. : Robert Bresson et Georges Friedland, d’après la
pièce de Tristan Bernard, avec Raimu (Achille Beaugérard 1
et 2), Suzy Prim (la femme d’Achille 1), Charlotte Lysès (la
belle-mère d’Achille 1), Michel Simon (l’ami d’Achille 1),
Maupi (l’ami d’Achille 2), Jean Tissier (le parrain
d’Achille 1 et 2), Germaine Aussey (Daisy), René Génin
(l’employé). |
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EXPLOITATION |
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LOCALISATION DES
ARCHIVES |
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COPIE VHS / DVD |
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RESUME GENERAL |
En 1890,
deux jumeaux sont séparés à la naissance pour répondre au
vœu d’un aïeul despotique. Quarante-cinq ans après, l’un est
devenu patron d’une société de navigation américaine,
l’autre avocat au Havre.. Ils se retrouvent à l’occasion
d’un procès qui les oppose, ce qui sera la source d’une
cascade de quiproquos : le businessman entre dans
l’intimité de la partie adverse, au point de se voir confier
un contrat d’association qui est la pièce maîtresse de
l’affaire ; tandis que l’avocat censé plaider contre lui se
retrouve interné dans un asile par les soins de sa
belle-mère qui le croit fou ! Le premier des jumeaux
plaidera donc à sa place, avant d’être interné à son tour.
Mais les deux frères ennemis seront enfin libérés et
réconciliés avec leurs Dulcinées respectives. |
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IMAGES DE LA
JUSTICE |
La pièce de Tristan Bernard
(dont la loufoquerie est accentuée, au risque de la
caricature, par l’adaptation de Claude Heymann et Robert
Bresson) dessine une charge assez fantaisiste de la justice
d’affaires, que traversent toutes les figures de la
corruption : avocat prêt à payer une grosse somme pour
récupérer un document stratégique ; jeune femme usant de ses
charmes pour “chauffer“ celui qu’elle croit être son propre
avocat ; épouse et mère courant après le fameux papier pour
faire échouer le procès et, par là, les projets de séduction
qu’elles prêtent à l’avocat volage… L’intérêt public achève
ici de se disperser dans la querelle privée, et la
rhétorique du barreau d’être ridiculisée : dans un préambule
où l’on voit Raimu dépenser des trésors d’éloquence pour
faire relaxer son client Michel Simon, dont le chien a mordu
une concierge ; dans le “morceau de bravoure“ de la fausse
plaidoirie : tandis que la voix monocorde de l’huissier
dévide la litanie des griefs commerciaux dans un
incompréhensible sabir de procédure, Raimu usurpe l’identité
et la robe de son adversaire, et se lance dans une suite
tout aussi incompréhensible d’anglicismes, d’onomatopées, de
phrases sans queue ni tête… Une espèce de logorrhée
délirante vient ainsi radicaliser et renverser le jargon
judiciaire, comme pour en montrer l’inanité. De fait,
l’enceinte du tribunal n’apparaît que comme une coquille
vide, avec un président dépassé par les événements, un
avocat ne craignant pas de faire des signes d’intelligence à
son pseudo-confrère, un vent de folie soulevant peu à peu le
public… Dérision bon enfant qui perd beaucoup de son charme,
transposée dans les années trente, mais rentre en écho
grinçant avec une actualité tissée de scandales, avec ces
affaires publiques qu’égratignait déjà Bresson dans son
premier film. |
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Fiche réalisée par Noël
Herpe |
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