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TITRE |
Dossier Noir |
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REALISATEUR |
André
Cayatte |
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ANNEE |
1955 |
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DUREE |
115’ |
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PRODUCTEUR |
Speva
Films, Rizzoli Films |
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GENERIQUE |
Sc. et
dial. : André Cayatte et Charles Spaak, avec Jean-Marc Bory
(juge Arnaud), Nelly Borgeaud (Danielle), Danièle Delorme
(Yvonne Dutoit), Antoine Balpêtré (Dutoit), Léa Padovani
(Françoise Le Guen), Jean-Pierre Grenier (Gilbert Le Guen),
Bernard Blier (Noblet), Noël Roquevert (Franconi), Henri
Crémieux (le procureur), Paul Frankeur (Boussard), Jacques
Duby (Flavier), Daniel Cauchy (Jo), Sylvie (Mme Bouju),
Gabrielle Fontan (la logeuse), René Génin (le greffier). |
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EXPLOITATION |
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LOCALISATION DES
ARCHIVES |
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COPIE VHS / DVD |
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RESUME GENERAL |
Le jeune
juge Arnaud prend ses fonctions dans une ville de province,
où il instruit pour commencer une affaire d’empoisonnement
de chiens… De fil en aiguille, il en arrive à suspecter
l’industriel Boussard, potentat local, pour avoir empoisonné
l’avocat Le Guen qui avait constitué un “dossier noir“ sur
ses entreprises de reconstruction. Il fait exhumer le corps,
où l’on retrouve des traces de poison, et poursuit sa piste
pendant que la police en suit une autre : celle d’un ami de
Le Guen, Dutoit, qui l’aurait tué pour réparer l’honneur de
sa fille. A quoi s’ajoute une autre version : celle de
l’inspecteur Noblet descendu de Paris, et qui enquête auprès
de la veuve Le Guen, soupçonnée à son tour d’avoir
empoisonné son mari qu’elle trompait avec son beau-frère… A
force de faux témoins et d’interrogatoires musclés, on
arrive à faire craquer les suspects - mais le juge découvre
par hasard que les restes du défunt ont été transférés dans
des vases ayant déjà reçu ceux des chiens empoisonnés… Il
décide d’annoncer à la presse la nullité de toute la
procédure. |
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IMAGES DE LA
JUSTICE |
Dernier volet de la
tétralogie judiciaire d’André Cayatte et Charles Spaak,
Le Dossier noir s’écarte de la cour d’assises pour
remonter vers une source plus humble, plus obscure : le
travail du juge d’instruction, isolé au fond de sa province
et d’une société volontiers hostile, chargé pourtant (comme
le rappelle le procureur dans l’oraison funèbre qui ouvre le
film) de pouvoirs écrasants… A vrai dire, cette situation
n’est mise en place que comme un cadre préliminaire, à
travers l’arrivée du jeune juge, sa découverte des rapports
de force locaux, son affrontement feutré avec un procureur
malade qui n’espère qu’éviter le désordre, son flirt
frustrant avec la fille de celui-ci qui refuse de devenir à
son tour la femme d’un juge. Une fois lancé autour de la
mort de Le Guen le “tam-tam judiciaire“ (selon l’expression
de la logeuse), le récit se divise en trois enquêtes
parallèles, qui suivent chacune leur cours avec une
autonomie assez peu plausible, et privilégient des questions
de pure mécanique scénaristique… Les auteurs ont beau forcer
le trait, en opposant au donquichottisme d’une justice
intègre (dont le juge relève le défi sur le modèle idéalisé
de l’avocat disparu) les méthodes expéditives ou retorses
de la police pour inventer de faux coupables ; ils peuvent
bien fustiger les haines provinciales et les pressions
économiques ou politiques qui entravent la machine
judiciaire, on a le sentiment que désormais la “thèse“ n’est
plus qu’un prétexte pour réfléchir à l’infini (sinon à vide)
sur la relativité des apparences et la fragilité du jugement
humain. |
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Fiche réalisée
par Noël Herpe |
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