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TITRE |
L' Affaire du
Collier |
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REALISATEUR |
Marcel
L’Herbier, Jean Dréville |
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ANNEE |
1946 |
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DUREE |
118’ |
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PRODUCTEUR |
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GENERIQUE |
Sc. et
dial. : Charles Spaak, d’après le récit de Frantz
Funck-Brentano. Avec Viviane Romance (Comtesse Jeanne de la
Motte), Maurice Escande (Cardinal de Rohan), Jacques
Dacqmine (Rétaux de Villette), Pierre Dux (Cagliostro), Paul
Amiot (Me Doillot), Philippe Olive (Me Breton), Georges
Paulais (un huissier), Lucas Gridoux (un parlementaire). |
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EXPLOITATION |
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LOCALISATION DES
ARCHIVES |
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COPIE VHS / DVD |
VHS (Mémoire
du cinéma français/René Château) |
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RESUME GENERAL |
Dans les
dernières années du règne de Louis XVI, une intriguante, la
comtesse de la Motte, manipule le cardinal de Rohan qu’elle
sait amoureux de la reine Marie-Antoinette : elle organise
une rencontre avec le sosie de celle-ci, pour décider le
cardinal à acheter un collier qu’elle subtilisera au
passage... La supercherie découverte, le cardinal est
arrêté, et peu de temps après la comtesse : devant ses
juges, le premier se voit disculpé par la ressemblance dont
on l’a abusé ; Cagliostro et Rétaux de Villette, qui furent
mêlés à l’intrigue, sont également mis hors de cause. La
seule comtesse, qui a plastronné tout au long du procès,
sera condamnée au fouet en place publique et à
l’emprisonnement à vie. |
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IMAGES DE LA
JUSTICE |
Fidèle à sa vision
“théâtrale“ de la justice, Marcel L’Herbier représente le
procès de l’affaire du collier comme une succession de
scènes à faire (la tirade libertine de la comtesse de la
Motte, les pieds-de-nez de Cagliostro, l’apparition
miraculeuse du sosie de Marie-Antoinette, qui confond toute
l’audience, la confrontation mélodramatique de la comtesse
avec son jeune amant, son supplice enfin lorsqu’elle est
condamnée et châtiée en public). L’essentiel est de voir le
piège se refermer autour de cette femme d’abord
inconséquente et moqueuse, peu à peu abandonnée et désignée
comme l’unique bouc émissaire. Pour autant, ni L’Herbier ni
Charles Spaak (qui va devenir bientôt le collaborateur
attitré d’André Cayatte) n’oublient la dimension politique
de ce procès, explicitement soulignée par un spectateur qui
y voit mise en cause la royauté tout entière… Par des
allusions parallèles à la situation historique, dont l’écho
assourdi se fait entendre jusqu’à Versailles ; par
l’attribution à la comtesse de la Motte d’une verve
frondeuse, qui raille l’hypocrisie de ses juges et la
licence généralisée des mœurs, qui oppose son “naturel“ à
une justice bien-pensante. Enfin, par la reconstitution des
mœurs judiciaires à la fin de l’Ancien Régime, où
s’épanchent une fièvre et une inquiétude qui préfigurent les
prochains débats de la Convention - tandis que se
maintiennent une pesanteur hiérarchique (le fauteuil apporté
au Cardinal et refusé à la Comtesse) et une cruauté venue du
Moyen-Age (le calvaire spectaculaire de Viviane Romance, qui
rappelle d’ailleurs celui de Lise Delamare dans
Forfaiture). L’immobilisme du système se trouve ainsi
ramené (non sans quelque simplisme) à une stratégie de
l’étouffement du scandale et du mouton noir. |
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Fiche réalisée
par Noël Herpe |
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