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TITRE |
Abus de
confiance |
| REALISATEUR |
Henri
Decoin |
| ANNEE |
1937 |
| DUREE |
90’ |
| PRODUCTEUR |
Pierre
Geoffroy (UDIF, Bercholz) |
| GENERIQUE |
Sc. et dial.
de Pierre Wolff, Jean Boyer et Henri Decoin, avec
Danielle Darrieux (Lydia), Charles Vanel (Jacques
Ferney), Valentine Tessier (Mme Ferney), Yvette Lebon
(Alice), Pierre Mingand (Pierre), Gilbert Gil
(l’étudiant), Thérèse Dorny (Marguerite Veyssier), Jean
Worms (le président du tribunal), Paul-Marcel (l’avocat
général), Svetlana Pitoëff (Renée Leclerc), Yette Lucas
(une mère). |
| EXPLOITATION |
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| LOCALISATION DES ARCHIVES |
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| COPIE VHS / DVD |
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| RESUME GENERAL |
Lydia, une
étudiante en droit, perd sa grand-mère et se retrouve
sans le sou, cherchant vainement du travail et se
heurtant à la concupiscence masculine… Sur le conseil de
son amie Alice, qui a découvert le journal d’une
fille-mère suicidée, elle se résout à se faire passer
pour l’enfant illégitime auprès du père. Celui-ci est un
grand bourgeois, homme de lettres, qui retrouve avec
émotion celle qu’il croit être sa fille. La jeune femme
est taraudée par le remords, ses manigances sont bientôt
découvertes par l’épouse de son pseudo-père - mais
amenée à défendre sa première cause, elle émeut toute
l’assistance par un plaidoyer pro domo. L’épouse
l’invite à demeurer dans leur foyer sans dire la
vérité. |
| IMAGES DE LA JUSTICE |
On retrouve
dans ce drame bourgeois une thématique moraliste déjà
déclinée par Pierre Wolff dans Après l’amour.
Dans cette pièce (portée à l’écran par Léonce Perret,
puis Maurice Tourneur), un homme mûr perdait en couches
sa jeune maîtresse, et substituait l’enfant de celle-ci
à celui de son épouse infidèle ! Ici, les
générations tentent péniblement de se rejoindre, à
travers un schéma narratif toujours marqué d’inceste et
de culpabilité… Mais c’est le tribunal pour mineurs qui
va s’avérer le prétexte d’une innocence retrouvée :
entre ces murs, la loi morale si écrasante tout au long
du film paraît s’être singulièrement atténuée. Le
président est bon enfant, n’infligeant aux gamins
délinquants que des sermons moralisateurs, les relaxant
le plus souvent et écrasant au passage une larme (non
sans inviter l’un des petits inculpés à en faire autant
pour émouvoir ses juges). Et lorsque Danielle Darrieux,
en robe d’avocat, endosse symboliquement le rôle du
père, pour défendre une jeune femme qui a trahi la
confiance d’une mère en deuil, elle semble porter toute
la souffrance d’une génération perdue : ses larmes
débordent le cadre du prétoire, elles plaident pour sa
propre faute et pour une cohorte d’enfants déracinés.
D’une manière à peine moins mélodramatique (avec le
pardon successif de la mère et de l’épouse), il y a là
le corollaire féminin du Coupable, réalisé
l’année précédente |
| Fiche réalisée par Noël
Herpe |
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filmographie
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